Mardi 28 août 2007

Dans leur vie courante, les managers tendent à agir comme si le sens des mots ‘personnalité’ et ‘société’ faisaient l’objet d’un consensus universel. Les lecteurs de ces lignes considéreront peut-être comme inutilement pédant de leur demander une définition explicite de l’un ou l’autre des deux termes ; et pourtant, l’exploration de la nature de la personnalité est l’objectif de la psychologie, la clarification de la nature de la société est l’objectif de la sociologie et l’étude des relations entre l’une et l’autre est l’objectif de la psychologie sociale. Sauf à supposer que ces disciplines et toutes les personnes qui en ont fait leur métier (professeurs, chercheurs et praticiens) soient finalement inutiles, il doit donc y avoir quelques manques dans la connaissance de la personnalité et de la société. En fait, l’orientation scientifique de ces disciplines a le mérite de révéler combien ces manques sont importants.


Le mot ‘science’ peut signifier des choses bien différentes. Pour les psychanalystes et spécialistes de la personnalité, ‘science’ signifie considérer les personnes comme des objets d’investigation qu’ils doivent découvrir et décrire. L’hypothèse que les individus ont une personnalité offre une base à partir de laquelle on peut les comprendre ou les expliquer. Les entreprises, par exemple, peuvent alors être conçues comme l’expression de la nature des personnes qui les composent et les relations entre personnalité et société peuvent se réduire à un seul paramètre : la concordance entre l’une et l’autre. En bref, donner à la personnalité ce degré de primauté implique que la société peut s’expliquer d’un point de vue psychologique.


Pour avoir des chances de succès, une telle stratégie devra dresser une carte précise de la personnalité et ceci avant de tenter d’expliquer la société. Pour que le succès soit complet, une connaissance exhaustive de la nature de la personne humaine est nécessaire et si cette connaissance vise l’explication de la société, alors elle se doit d’être indépendante de ce qui doit être expliqué – sinon elle n’est que redondance et tautologie. Cette exigence a été le point de départ des grands systèmes de psychologie, qui essayent de décrire le concept de personnalité comme quelque chose de totalement indépendant. La plus ambitieuse de ces tentatives a probablement été celle de Sigmund Freud.


Mais il y a quelque chose d’insatisfaisant dans l’idée que toutes les caractéristiques de la société sont des dérivés directs des traits psychologiques de ses membres car il est assez évident que des forces sociales semblent supprimer activement l’expression naturelle des désirs. Cette objection obligea d’ailleurs Freud à reconnaître un conflit entre personnalité et exigences sociales. Sa solution à ce problème fut d’absorber le conflit dans son modèle de personnalité, de façon à ce que la guerre entre pulsions et contraintes sociales soit purement interne. Une telle approche constitue de fait une entorse à la position de départ qui est que la personnalité doit être décrite indépendamment de la société ; elle signifie que la nature de la personne doit être décrite en des termes imposés par la nature de la société. Il n’est donc plus évident que la notion de personnalité soit intrinsèque à la nature humaine et existe avant tout conditionnement social. La personnalité ne peut par conséquent plus servir de base à une explication indépendante de la société. Les psychologues sont donc obligés d’adopter une approche qui tienne compte du conditionnement social dans la formation de la personnalité.


Le rejet d’aspects plus fondamentaux du système de Freud par quelques uns de ses collaborateurs est survenu suite à des désaccords relatifs à l’étendue de l’influence du social sur l’individu. La tendance historique de la psychologie scientifique a été de s’éloigner du principe que les relations humaines, comme le management, peuvent être expliqués en termes de personnalité. Cet éloignement s’est fait à regret et l’on peut comprendre pourquoi puisque la psychologie scientifique avait fait la promesse de fournir des outils d’explications puissants. Cette promesse, cependant, semble illusoire : il est plus que probable qu’il ne soit jamais possible de spécifier une entité indépendante appelée ‘personnalité’.


Une telle éventualité n’a que rarement été un frein à ces managers et psychologues du management pour qui ‘personnalité’ et surtout ‘motivation’ sont des concepts centraux. La prédilection pour des termes comme ‘motivation’ peut être remontée jusqu’à Shakespeare pour qui une motivation était ‘une cause émouvante ou excitante’[i].Cette définition est devenue la règle en psychologie. Elle suppose que tout comportement est causé et ceci conduit à le voir comme la résultante de forces qui agissent sur les individus. Le résultat est que presque tous les concepts utilisés en psychologie scientifique ont acquis une composante de ‘pousser’ ou de ‘tirer’. La notion de motivation fait donc appel soit à des forces connues sous une grande variété de noms – motifs, instincts, pulsions, besoins – qui sous-entendent tous une ‘force’ comme facteur principal, soit à des traits, attitudes ou sentiments qui ont une connotation de ‘contrainte’ plus ou moins transparente.


Dans les concepts comme ‘motivation’ et ‘trait de personnalité’, il y a une analogie avec la notion de force en physique ; il y a aussi un écho persistant des métaphores dans lesquelles la notion de force est sous-entendue et qui sont utilisées tous les jours quand par exemple je déclare : ‘je suis forcé de gagner ma vie.’ Cette métaphore signifie seulement que mon choix est restreint par les circonstances dans lesquelles je me trouve. L’utilisation du terme scientifique ‘force’ en psychologie impliquerait que, par exemple, une privation de statut ferait que les managers rechercheraient un statut de la même façon que la force de gravité fait tomber un stylo quand il est lâché, ce qui semble pour le moins discutable. Les écrits de psychologues comme ceux d’Abraham Maslow et de David McClelland font parfois ressortir ce point clairement, mais le plus souvent ne le font pas.


Un second aspect des concepts de ‘motivation’ et de ‘trait de personnalité’ tels qu’utilisés en psychologie du management est qu’ils sont irrémédiablement circulaires. On observe qu’une personne fait quelque chose, comme par exemple un manager qui travaille ; on en déduit un motif ou un trait de caractère qui le pousse justement à faire ceci. L’explication devient tautologique.


Certains psychologues, populaires en entreprise, ont tenté de contourner le problème des forces-motifs en faisant appel à la notion de ‘besoin’. En langage ordinaire, un besoin est quelque chose qui est nécessaire pour une fin définissable. On se préoccupe rarement de définir cette fin en la laissant d’ordinaire sous-entendue. Ainsi je dis ‘j’ai besoin de nourriture’ sous-entendant que l’alternative est de périr. Le sens complet est donc : « j’ai besoin de nourriture si je veux continuer à vivre Â». Il est donc clair qu’en langage ordinaire avoir un besoin c’est aussi avoir un objectif en vue dont l’accomplissement dépend de la satisfaction du besoin exprimé. Je ne peux donc avoir un besoin comme une fin en soi. Les besoins n’existent pas dans le vide.


Lorsque les besoins sont évoqués de cette façon, il y a une compréhension implicite que certains besoins, comme ceux de manger et de boire pour continuer à vivre, sont plus permanents que d’autres et par conséquent que la nourriture est plus nécessaire que des billets pour l’opéra. Ceci fait penser à une espèce d’ordre de nécessité que l’on pourrait utiliser pour ranger tout ce dont les êtres humains pourraient avoir besoin, en partant des choses absolument essentielles pour terminer avec celles dont on peut se passer le plus. Mais ceci ne tient pas : les choses ne sont nécessaires que pour l’accomplissement d’objectifs qui dépendent strictement des situations dans lesquelles les individus se trouvent. La nourriture est essentielle à la survie, mais dans certaines situations des antibiotiques sont encore plus nécessaires et il n’est pas difficile d’imaginer une situation où la vie et la mort dépendront d’un objet qui en d’autres circonstances n’a que peu d’importance, comme par exemple le matériel nécessaire pour improviser un garrot. Aucune hiérarchie ne peut par conséquent être appliquée à des besoins indépendamment des objectifs qui sont visés.


Le concept de ‘besoin’ a connu la transformation habituelle en psychologie du management. L’implication qu’un besoin implique une fin pour laquelle quelque chose est nécessaire a été abandonnée et les besoins ont été investis de l’autorité de force-motif. Ainsi le ‘besoin de réalisation’ de McClelland conçoit les individus comme étant motivés par des objectifs qui caractérisent le succès en management. Dans cette utilisation, le concept prête le flanc à la même critique de circularité. De la même manière, la hiérarchie de besoins de Maslow repose sur la perspective psychologique habituelle d’un besoin compris comme une force-motif interne aux individus ; pour les raisons énoncées ci-dessus, il est évident que cette hiérarchie, en tant qu’énoncé de faits invariables, est fausse. Le discours ordinaire suppose que les gens sélectionnent les objectifs à réaliser et choisissent ce qui est nécessaire à l’accomplissement de ces objectifs suivant les circonstances. Mais ce qui est vital en une occasion peut ne pas l’être à un autre moment. Maslow a converti ceci en une hiérarchie fixe (ce qui, encore une fois, est intenable) et traduit les besoins en des forces mécaniques. Au sommet de la hiérarchie de Maslow se trouvent les notions d’estime et de réalisation de soi ; il est clair cependant que ce genre de concepts n’a pas lieu d’être dans un modèle mécanique et n’est admissible que dans un modèle, tel que l’existentialisme, qui incorpore des notions de choix et d’intentions. Les conversations de tous les jours considèrent l’estime et la réalisation de soi comme des états qu’il est désirable d’atteindre alors que le système des besoins de Maslow est obligé de décrire les individus comme tirés vers eux après avoir la réalisé certains objectifs secondaires.


La seconde perspective à considérer est celle épousée par les auteurs qui ont pris la société comme point de départ. Ceci ne représente pas un effort conceptuel important car il est commun de penser la société comme ayant une existence propre. Les entreprises, par exemple, opèrent d’une manière telle qu’il est possible de les concevoir indépendamment des personnes qui les constituent. À partir de là, le pas à franchir est petit pour regarder la société comme un système ordonné ; ordonné dans le sens où chacune des parties remplit des fonctions nécessaires et contribuant au tout. Ce point de vue prête à la société les aspects d’un système avec sa propre intégrité.


Le porte-parole principal de cette approche est Émile Durkheim, qui a soutenu que tout phénomène social constitue un champ d’étude scientifique en soi. Les explications pour les phénomènes sociaux doivent par conséquent être recherchées parmi les autres phénomènes sociaux ou dans leur fonction pour le système entier. Cette perspective met l’emphase sur la société car il définit la société comme objet d’étude scientifique doté d’une nature intrinsèque qu’il est possible de spécifier objectivement. Le corollaire est que cette perspective réduit la personne à une position de dépendance, impliquant qu’elle peut être expliquée comme un produit de la puissance sociale, au moins dans ses aspects importants. Ceci est donc une approche difficile à rebuter et ceci pour au moins deux raisons : a) expliquer toute la société conduit à expliquer tous ou presque tous les comportements – et donc ce qu’il reste à expliquer peut être attribué à la nature indépendante de la personne – et b) il est extraordinairement difficile d’identifier une manifestation caractéristique des êtres humains qui ne soit pas dérivée de leur culture.


Deux approches de la nature de la personne se sont développées en sciences sociales à partir de cette perspective du ‘moule’ social. Une mène à l’étude du processus de socialisation des enfants pour comprendre comment ceux-ci sont ‘façonnés’ par des contraintes sociales afin de répondre aux besoins de la société. L’extension de cette approche est de voir la personne socialisée comme une agglomération de rôles inculqués par la société afin de se perpétuer, c'est-à-dire comme une fonction dans un système fonctionnel.


Quelles sont alors les difficultés rencontrées par cette approche environnementaliste extrême dans son assertion d’une intégrité fonctionnelle des systèmes sociaux ? Une première difficulté, évidente sans doute, est d’expliquer comment une désorganisation puisse survenir ! Si le crime organisé est pris comme exemple d’institution rebelle, troublant l’équilibre d’un système social ordonné, il est alors nécessaire de devoir l’expliquer comme remplissant une fonction nécessaire. Durkheim estima pourtant que le crime remplissait en effet une fonction car il stimule la réaffirmation (par l’intermédiaire des représentatifs dûment désignés par la société) des règles dont dépendent la continuation de l’ordre de la société ainsi que par la réaffirmation des contrôles sociaux au travers des institutions dont c’est précisément le rôle. Le crime fonctionne alors comme un dispositif d’avertissement auquel la société répond en affirmant et en tentant d’élargir son contrôle sur ses membres. Il y a, cependant, un effet secondaire à cet argument dans le sens où l’admission que contrôle de la société sur les personnes est incomplet implique que ces derniers sont capables d’échapper ou de résister au processus de socialisation. L’individu est donc le résultat d’une socialisation au succès imparfait. Dans la mesure où la non-conformité est un phénomène persistant, il y a des raisons de la considérer comme un indice de capacité intrinsèque d’indépendance de la personne humaine.


La position d’environnementaliste extrême a été adoptée par les comportementalistes, dont notamment B.F. Skinner, qui prennent l’environnement présent et passé de la personne comme les causes des aspects réguliers du comportement humain qui est appelée ‘personnalité’. Cette perspective se base sur les connections de causes à effet entre stimuli et réponses et ne permet pas de discussion sur les choix et intentions des hommes et des femmes. La plupart des observateurs du comportement humain font des inférences sur le caractère volontaire (faire un clin d’œil à sa voisine) ou non-intentionnel des actions, résultant d’événements physiques (ciller des yeux devant une forte source de lumière). Les comportementalistes affirment que ces distinctions sont non-avenues et d’après eux la psychologie doit cesser de se préoccuper des choix ou des intentions et ne se concentrer uniquement que sur le comportement. On comprend facilement que cette approche s’appuie fortement sur des expériences mettant en scènes des animaux pour essayer de s’éloigner de plus en plus des êtres humains dont les intentions et les choix – moqués par les comportementalistes – sont pourtant des données de base.


Une partie de la polémique qui a entouré le succès du comportementalisme tenait au fait que non seulement la notion de choix (si cette notion existe vraiment) est une barrière au progrès scientifique, mais aussi qu’elle laisse la place aux concepts douteux de liberté et de responsabilité qui sont anathèmes à la science mécanique. Les comportementalistes souhaitaient faire table rase de ce genre d’idée ‘superstitieuses’ même si toutes les autres idées devait disparaître en même temps. Permettre la liberté, ce n’être qu’à un pas de considérer que les personnes sont conscientes des conséquences de leurs actes et ceci à son tour n’est qu’à un autre pas de les tenir comme responsables de ceux-ci.


Si comportement est perçu comme action, l’affirmation qui en découle que les effets sont prémédités par les individus est essentielle. Affirmer que les actes sont effectués c’est affirmer que les individus préméditent certains effets et doivent par conséquences être tenus comme responsables de ces derniers. Ceci inclus donc l’affirmation que la relation entre activité et effet faisait partie du champ de la préméditation. Parler d’action c’est parler dans les termes d’une théorie qui considèrent les individus comme capables de choix, que ces individus se comportent avec des intentions dans le sens où ils peuvent prévoir les effets qui vont résulter de leurs actions et finalement qu’ils sont responsables des effets qu’ils pouvaient anticiper. Tenir quelqu’un pour responsable d’un effet, c’est accepter que ce quelqu’un avait prévu que l’activité dans laquelle il s’est engagé causerait cet effet.


Une conclusion possible de tout ce qui précède est que la dichotomie personnalité / société est une vue erronée qui trouve probablement son origine dans un mélange de philosophie approximative et d’impérialisme intellectuel de certains chercheurs. Il n’en reste pas moins que la psychologie scientifique se trouve au défi d’expliquer la personnalité, que la sociologie scientifique se doit d’expliquer la personnalité et que les deux approches soulèvent finalement des difficultés considérables. Ce point de vue doit être présent à l’esprit avant de décider de s’engager dans l’une ou l’autre voie – chose malheureusement souvent ignorée par de nombreux psychologues du management.


Il y a pourtant une troisième possibilité. On peut choisir de considérer la relation entre personnalité et société comme étant l’élément objectif du tableau. À première vue ceci peut apparaître comme une approche scientifique peu prometteuse car les termes mêmes utilisés pour nommer ces relations sont clairement abstraits et manquent de l’assise physique communément associée avec la science. Ceci n’est pas une objection indépassable cependant car la science travaille souvent avec des concepts (comme ‘force’ ou ‘masse’) qui sont eux-mêmes hautement abstraits. En fait, un certain nombre d’auteurs importants ont pris le parti de penser que la clé de l’énigme de l’approche scientifique du couple personnalité et société se trouve justement dans le fait de considérer la relation entre l’une et l’autre comme étant la réalité primaire et objective. George Herbert Mead et George Thomas en sociologie ainsi que Thomas Szasz en psychiatrie sont des contributeurs célèbres en psychologie sociale, discipline dans laquelle cette orientation est la plus vivace.


La notion d’intention est cruciale pour une théorie psychologique viable. Les observateurs du comportement humain évoluent dans un monde de nuances qui leur permet de développer des inférences à propos de l’intentionnalité des actions ou de leur caractère forcé par des événements physiques. Pour réaliser ceci, les humains doivent être pensés comme auto-motivés, capables de percevoir des répétitions et porteurs de valeurs. Les concepts de but, intention, liberté, choix, responsabilité – en un mot la conscience – sont essentiels à une théorie de l’action humaine. Le terme ‘personnalité’ indique une conscience des objectifs, intentions et valeurs dont les individus disposent et qui sont dérivés de modèles sociaux. Une théorie de l’intentionnalité est la seule qui saisit à bras le corps les relations entre personnalité et société et qui aboutit à une théorie complète et cohérente du comportement.


Bien que le rejet de la psychologie scientifique soit une libération pour ceux qui la perçoivent comme incohérente avec la liberté humaine, la psychologie de l’intention semble d’un optimisme trop dur à cuire pour beaucoup. Puisque la liberté implique le choix et que la responsabilité implique des obligations, beaucoup essayent de maximiser la liberté tout en minimisant la responsabilité. Ce sont les mêmes qui exigent de la psychologie la dignité du déterminisme et la négation de l’obligation. Les managers ne font pas exception à cet effort constant visant à nier à chacun les responsabilités de ses actions.


Si, par ailleurs, les managers expriment leur expérience de leur liberté responsable – que l’on peut appeler aussi autonomie – ils risquent de se voir traités comme des enfants terribles par ceux qui les évaluent et les contrôlent. Le ‘manager autonome’ est toujours en danger d’être considéré comme un obstacle au management, quelqu’un qui doit être marginalisé ou amené sous une forme ou une autre de contrôle psychologique. Ceci est le domaine du tyran psychologique – ces managers, consultants ou psychologues – qui utilisent la psychologie pour contrôler et manipuler leur entourage. Le manager autonome est au premier rang du combat contre la tyrannie de la psychologie.


(d’après R. Spillane)



[i] Othello, acte IV, acte 2, ligne 42.

Par jean etienne joullié - Publié dans : Textes en français - Communauté : Management 2.0
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